Les services de secours

POURQUOI APPELER LES SERVICES DE SECOURS ?

Les services publics de secours sont assurés par des professionnels.

Faire appel aux services de secours est un droit reconnu à chaque victime.

C'est aussi un devoir qui s'impose à celui ou celle qui est témoin de la détresse d'autrui. Le témoin d'un sinistre ou d'une infraction qui s'abstient de faire appel au service de secours se rend coupable d'un délit de non-assistance à personne en danger et peut encourir une peine pouvant aller jusqu'à 5 ans d'emprisonnement.

En matière pénale, les services publics de la police et de la gendarmerie sont à votre disposition pour assurer votre sécurité et celle de vos biens.

Porter plainte est un droit. C'est aussi un devoir qui permet aux professionnels de la police et de la gendarmerie de connaître un fait sanctionné par le code pénal. Ils pourront ainsi en rechercher les auteurs qui seront déférés à la justice.

Le dépôt de plainte est souvent nécessaire pour être indemnisé par son assureur.

QUE DIRE ?

Les services d'urgence fonctionnent 24H/24.
Ils sont en relation constante entre eux.

L'efficacité des secours dépend des informations données :

- adresse précise du lieu du sinistre ou de l'accident
- circonstances (ce qui est arrivé)
- ce que vous constatez
- nombre et état apparent des victimes
- éventualité d'un danger supplémentaire
- numéro de téléphone de l'appelant pour obtenir des renseignements complémentaires

IMPORTANT :

- ne raccrochez jamais le premier
- n'appelez pas si vous savez que quelqu'un l'a déjà fait ou est déjà en relation avec un service d'urgence
- si les coordonnées du requérant sont demandées pour vérifications, son anonymat sera préservé.


QUI APPELER DANS QUEL CAS ?

 Urgence médicale, SAMU : 15

- détresses
- grandes urgences médicales à domicile
- blessés par accident
- malaises dans un lieu public
- accidents du travail

 Urgence sécuritaire, police nationale ou gendarmerie nationale : 17

- accidents de la route
- troubles à l'ordre public
- infractions pénales

En cas d'urgence, appelez POLICE-SECOURS en composant le 17 (112 avec un portable). Une équipe de policiers ou de gendarmes sera aussitôt dépêchée sur les lieux

Dans les autres cas, composez le numéro de votre commissariat (ou de l'équipe de police de proximité de votre secteur) ou de votre brigade de gendarmerie.

 Urgence de secours aux personnes, sapeurs pompiers : 18

- incendies
- accidents de la route
- accidents domestiques
- explosions, dégagement de gaz ou de vapeurs toxiques
- personnes en péril, noyades, inondations

 Numéro d'urgence (norme européenne) : 112

C'est le numéro d'urgence à utiliser lorsqu'on appelle depuis un téléphone mobile.

Ce numéro est valable pour les cas relevant du 17 ou du 18.Si le 112 aboutit dans un service qui n'est pas concerné, l'opérateur vous transférera sur le service compétent.

Ce numéro est également accessible depuis un poste fixe ou une cabine.

Conseils et gestes d´urgence

1)  L´inconscience

En attendant l’arrivée des secours, il est impératif de mettre en position latérale de sécurité toute personne inconsciente qui respire. Cela évite la chute de la langue vers l’arrière et permet d’évacuer les régurgitations, le sang et les vomissements vers l’extérieur. Cette position évite donc l’étouffement. Il faut :

  • Appelez à l’aide si vous êtes seul
  • Vérifiez son état de conscience en lui demandant de serrer la main, de répondre à une question. S’il ne répond pas et n’a pas de réaction, il est inconscient
  • Dégrafez les vêtements serrés (col, foulard, ceinture, pantalon,….)
  • Pour vérifier si la personne respire correctement :
    • Basculez prudemment la tête de la victime en arrière en tirant le menton vers le haut et assurez-vous que rien n’obstrue les voies aériennes supérieures
    • Retirez d’éventuels corps étrangers visibles
    • Approchez la joue de la bouche et du nez de la victime et percevez ou écoutez la respiration
  • Ecartez le bras du côté du retournement, à angle droit de son corps et pliez le coude
  • Saisissez la jambe opposée au retournement, derrière le genou, repliez-la pied au sol
  • Faites pivoter ensuite la victime vers vous, tout en maintenant sa main contre son oreille
  • Retirez la main placée sous la tête de la victime
  • Ajustez la jambe pliée et stabilisez la victime
  • En attendant les secours, surveillez la victime notamment sa respiration et son degré de conscience

 

2)  L'arrêt cardiaque

Lorsque qu’une personne est inconsciente, ne respire pas, ne bouge pas, ne tousse pas et ne présente pas de signes de circulation : appelez ou faites appeler le plus vite possible le Samu (15) En attendant, il faut :

  • Allongez la victime sur le dos sur un plan dur (pas sur un lit)
  • Vérifiez que la victime ne respire pas
  • Agenouillez-vous à ses côtés, maintenez la tête basculée, une main pinçant le nez et l’autre sur le menton relevé vers le haut
  • Prenez une inspiration profonde et appliquez votre bouche largement ouverte sur la sienne. Soufflez deux fois dans sa bouche de telle sorte que sa poitrine se soulève.
  • Si la victime ne respire pas, ne bouge pas, ne tousse pas (signes de circulation) après les deux insufflations, pratiquez immédiatement la réanimation cardio-pulmonaire :
    • Placez les mains, l’une sur l’autre, sur la moitié inférieure du sternum, les doigts relevés n’appuyant pas sur les côtes
    • Bras tendus, appuyez fortement avec le talon de la main, en y mettant le poids de votre corps
    • Faites 15 compressions cardiaques en alternance avec 2 insufflations par le bouche à bouche. Entre chaque compression, relâchez complètement la pression sur le thorax
    • Vérifiez l’absence de signes de circulation, arrêtez le massage et poursuivez le bouche à bouche en attendant les secours.

 

3)  Les hémorragies

Il existe 2 types d’hémorragies :

  • Les hémorragies externes le plus souvent dues à un traumatisme
  • Les hémorragies par les orifices naturels, le sang s’évacue de l’anus, de la bouche, du vagin ou de la vessie. Si elles font suite à un traumatisme, c’est souvent un problème chirurgical. Hors traumatisme, elles sont le signal d’appel d’une maladie.

Dans tous les cas, même si la vie du blessé n’est pas en danger, la personne doit être vue par un médecin. En attendant, il faut :
  • Dans le cas d’une hémorragie externe :
    • Comprimez avec la main l’endroit qui saigne
    • Allongez ensuite la victime
    • Si vous devez aller donner l’alerte vous-même, remplacez la compression avec la main par un pansement ou coussin compressif
    • Si le saignement persiste, faites un point de compression
  • Dans le cas d’une hémorragie interne, appelez immédiatement les secours (15)
  • Dans le cas d’une hémorragie par les orifices naturels, appelez le médecin ou, s’il est absent, le Samu (15)

 

4) Le saignement de nez

 

  • Il ne faut pas allonger la personne
  • Comprimez la narine pendant au moins 10 minutes, la tête penchée en avant
  • Si le saignement persiste, appelez un médecin ou les secours (15)

 

5) Les points de compression

Lorsqu’une hémorragie ne peut être comprimée ou lorsqu’elle continue malgré la compression manuelle, écrasez l’artère qui amène le sang à la plaie contre l’os. Ce geste spécifique est appelé « point de compression ». Par ailleurs, appelez immédiatement le Samu (15). En attendant, il faut faire un point de compression sur l’un des trois endroits suivants (selon l’emplacement de la plaie) :

  • En cas d’hémorragie au niveau du bras ou de l’avant-bras : écrasez l’artère sur la face interne du bras avec le pouce
  • En cas d’hémorragie au niveau de la cuisse ou de la jambe : effectuez le point de compression de l’artère dans le pli de l’aine, le poing fermé et le bras tendu, et maintenez le point de compression jusqu’à l’arrivée des secours.
  • En cas d’hémorragie au niveau de la carotide : avec le pouce, écrasez l’artère sur la face interne du cou, sur le bord de la trachée ‘cartilage au milieu du cou)
Puis allongez le blessé sur le dos et alerter ou faire alerter le 15.

 

6) L'Etouffement

Lorsqu’une personne a un corps étranger (aliment ou objet) bloqué dans sa gorge, elle court le risque d’étouffement. Signes caractéristiques : la personne se tient le cou, a la bouche ouverte, ne tousse pas : sa respiration est totalement interrompue, aucun son n’est audible. En attendant les secours, il faut :

  • Donnez cinq claques dans le dos de la victime, entre les deux omoplates, avec le plat de la main ouverte
  • En cas d’échec des claques :
    • Placez-vous derrière la personne, son dos appliqué contre votre poitrine
    • Mettez vos bras sous les siens, positionnez un poing fermé, paume vers le sol un peu en dessous du creux de son estomac et englobez votre poing avec votre autre main
    • Exercez une pression sèche vers vous et vers le haut
    • Si la personne ne parvient pas à reprendre sa respiration, répétez cette manœuvre autant de fois que nécessaire jusqu’à expulsion du corps étranger
    • Appelez ensuite le médecin ou les secours pour avoir un avis sur la suite à donner à cet incident

 

7) Les douleurs dans la poitrine

Les douleurs thoraciques correspondent à deux grandes catégories d’urgence :

  • Les urgences cardiaques : la douleur d’origine cardiaque, par exemple, est décrite par le malade comme une sensation d’étau qui enserre sa poitrine. Elle peut atteindre le bras, l’épaule et parfois la mâchoire. La personne est très angoissée, pâle et peut avoir des nausées.
  • Les urgences respiratoires : la douleur respiratoire est le plus souvent présente sur un côté de la cage thoracique. Elle peut être grave si elle est accompagnée de gêne respiratoire ou de malaise ainsi que de crachats de sang.
    • Dans les deux cas, appelez le Samu (15)
    • Demandez à la victime d’arrêter toute activité, proposez lui de s’allonger ou de se mettre dans la position ou elle se sent le mieux
    • Demandez à la personne depuis combien de temps elle ressent cette douleur, si c’est la première fois, si elle prend un traitement contre ce type de douleur, ou si elle a déjà été hospitalisée pour cela.
    • Si elle a déjà eu une douleur d’origine cardiaque, elle doit sûrement avoir un médicament qui se met sous la langue. Donnez-le lui.
    • Surveillez la victime, son rythme respiratoire et son degré de conscience
    • Si la personne fait un arrêt cardio-respiratoire en votre présence, commencez immédiatement les manœuvres de réanimation.

 

8) Les brûlures

Les brûlures sont dites graves si elles sont étendues (cloque supérieure à la moitié de la paume de la main de la victime), si elles touchent certaines parties du corps (visage, orifices) ou si elles concernent un nourrisson. La gravité immédiate dépend des troubles circulatoires que peut provoquer une importante brûlure.
Dans tous les cas, appelez le Samu (15) ou les pompiers (18)

  • En attendant les secours et quelle que soit la cause de la brûlure :
    • Arrosez-la abondamment à l’eau froide pendant 5 minutes
    • Enlevez les vêtements en laissant ceux qui collent à la peau
    • Allongez le brûlé, couvrez-le, surveillez son degré de conscience et sa respiration.
  • Si la brûlure a été provoquée par une substance chimique
    • Arrosez-la abondamment
    • Vérifiez impérativement que le blessé n’en a pas avalé
  • Si la brûlure est simple (sans signe de gravité)
    • Arrosez-la pendant au moins 5 minutes à l’eau froide

 

9) Les plaies

Une plaie unique ou multiple est grave si elle est :

  • Localisée à la poitrine, au ventre ou à l’œil, au visage
  • Déchiquetée (morsure)
  • Profonde (provoquée par un couteau, un cutter, un projectile,….)

Dans tous les cas, appelez les secours : Samu (15) ou pompiers (18)
  • Installez la victime :
    • En position demi-assise si la plaie est à la poitrine
    • A plat dos, cuisses fléchies, jambes horizontales si la plaie est à l’abdomen
    • A plat dos, tête calée, si la plaie est à l’œil
    • En position horizontale pour toutes les autres localisations
  • Parlez régulièrement à la victime, expliquez-lui ce qui se passe et réconfortez-la
  • Protégez-la contre le froid, la chaleur ou les intempéries
  • Si la plaie est simple :
    • Lavez-vous les mains et la plaie à l’eau et au savon
    • Désinfectez la plaie avec un antiseptique puis protégez-la avec un pansement
  • Surveillez la plaie : si elle devient rouge, chaude ou douloureuse

 

10) Les fractures

 

  • Il y a certainement fracture si un craquement est entendu, il existe une douleur localisée, le membre est déformé, une impotence totale est constatée
  • Les complications peuvent être nombreuses : atteinte de l’articulation du membre cassé, risque infectieux pour les fractures ouvertes, lésion des nerfs, des muscles et des vaisseaux.
  • Une fracture ouverte (on remarque une plaie au niveau du membre atteint) est une fracture grave car il risque d’y avoir une infection importante
  • Pour les atteintes des membres supérieurs (bras et avant-bras), le blessé peut se rendre à l’hôpital accompagné ou attendre l’arrivée des secours
  • Il est important d’immobiliser un membre fracturé en attendant les secours mais il faut éviter tout mouvement et toute manipulation du membre fracturé.

11 Quand et comment utiliser un garrot tourniquet

 Conduite à tenir en cas d’hémorragie externe

Le sang étant essentiel pour assurer le transport de l’oxygène vers les différents organes de notre corps, la gravité de la situation en cas d’hémorragie externe augmente d’autant plus si la quantité de sang perdu est importante. C’est pourquoi il est crucial d’agir le plus rapidement possible pour arrêter l’hémorragie au plus tôt.

La pose d’un garrot tourniquet fait partie des gestes d’urgence permettant d’arrêter un saignement important dans des conditions exceptionnelles. En effet, ce geste s’effectue uniquement dans les situations suivantes :

  • Soit la compression directe avec la main ou un pansement compressif au niveau du membre atteint
    - n’est pas réalisable : impossible d’accéder à la plaie par exemple
    - n’est pas efficace : aucune des compressions (ni à la main, ni avec le pansement compressif) n’a permis de stopper l’hémorragie
  • Soit les circonstances sont exceptionnelles : forte affluence de victimes par exemple.

En résumé, il est recommandé de positionner un garrot tourniquet uniquement si la victime présente un cas d’hémorragie externe grave qui ne peut pas être contrôlée par une compression locale directe.

 

 

 

Le garrot tourniquet est un moyen sûr et efficace de contrôler les hémorragies sévères. En cas de doute ou si vous n’avez pas le temps de vérifier où le saignement provient ; le garrot tourniquet peut être appliquer sur les vêtements. Le garrot ne doit pas être appliqué sur des objets solides se trouvant dans les vêtements.

  Mode d'emploi d'un garrot tourniquet ou d’un garrot d'urgence

Si les circonstances sont jugées nécessaires par les secouristes, le mode d'emploi du garrot tourniquet suit les instructions de pose suivantes :

1. Poser le garrot à proximité du saignement, et passer la boucle de la bande autour du membre lésé.
2. Tirer, serrer et fixer la bande (ajuster la bande).

3.Tourner la baguette jusqu’à l’arrêt total du saignement

4.Fixez la tige et la bande avec la sangle et faites-la adhérer au crochet opposé du clip du coupe-vent.

5. Enregistrer l’heure de l'application.

 

 

Pourquoi seul un intervenant du corps médical est autorisé à enlever un garrot tourniquet ?

Lorsque l’on relâche la tension du garrot, les toxines accumulées dans le membre atteint sont libérées dans le corps ce qui pourrait provoquer un aggravement de l’état de la victime. Il est donc indispensable que :
- l’horaire de pose du garrot soit bien indiqué,
- le desserrage soit supervisé par le corps médical.

NB : tous ces éléments techniques sont donnés à titre indicatif. Il est impératif de suivre les formations de secourisme pour prétendre pouvoir utiliser ce matériel.

 

Pourquoi choisir le garrot tourniquet ?

Le modèle sélectionné par TAMÔ présente plusieurs avantages par rapport aux autres produits présents sur le marché :
- la compression est sûre grâce à sa vis de réglage de sécurité spécifique, ce qui empêche le desserrage accidentel,
- la mise en place est facile et même possible avec des gants,
- le desserrage est rapide et les risques liés sont minimisés grâce à sa conception sans aucun velcro
- la bouclerie en métal en fait un garrot tourniquet très robuste,
- la boucle fonctionne parfaitement même en cas de salissure.

 


La Croix-Rouge Française propose deux types d’enseignements ouverts à tous :
  • L’initiation aux premiers secours (IPS)
  • L’attestation de formation aux premiers secours (AFPS)
  • Pour en savoir plus : www.croix-rouge.fr